Traitement du cancer
Le traitement du cancer
Le cancer peut être traité de différentes manières selon son type et son stade d’évolution. Vous trouverez ci-dessous les principaux types de traitement du cancer (1,2).
L’état de santé général, le type de cancer, son stade et le protocole choisi influencent largement la manière dont chaque patient vit son traitement. Comme les réactions sont individuelles et parfois imprévisibles, un suivi étroit avec l’équipe soignante reste essentiel tout au long du parcours thérapeutique.
Pour détecter rapidement tout effet indésirable et adapter la prise en charge, un suivi régulier est indispensable. Des outils de télésurveillance comme Cureety permettent de signaler en temps réel les symptômes, facilitant une évaluation rapprochée par l’équipe soignante et une intervention plus précoce si nécessaire.
La recherche clinique
La recherche clinique est au cœur du métier de soignant et toujours au bénéfice des patients en contribuant à l’amélioration des soins et à l’évolution des pratiques. Les essais cliniques permettent aux patients d’accéder à des traitements innovants et à de nouvelles stratégies thérapeutiques dans un cadre réglementé et sécurisé.
Grâce à sa participation active à de nombreux protocoles de recherche, le Groupe Vivalto Santé permet aux patients atteints de cancer de bénéficier précocement des avancées thérapeutiques majeures.
En 2025, 392 essais thérapeutiques en oncologie étaient en cours au sein des établissements du Groupe.
Le don de moelle osseuse
Comment se déroule le don de moelle osseuse ?
Les greffes de cellules souches permettent de rétablir la production des cellules sanguines chez les personnes dont celles-ci ont été détruites par de fortes doses de chimiothérapie ou de radiothérapie. Il existe deux méthodes principales pour le prélèvement (3) :
- Prélèvement de sang périphérique (méthode la plus courante, environ 80% des cas). C'est une méthode non invasive, semblable à un don de plasma. Le donneur reçoit un traitement stimulant la production de cellules souches dans le sang pendant 5 jours ; qui favorise la migration des cellules-souches hématopoïétiques de la moelle osseuse vers le sang. Le prélèvement se fait via une machine qui filtre le sang pour en extraire les cellules souches, puis réinjecte le reste du sang dans le corps. L’ensemble de la procédure dure généralement autour de quatre heures.
- Prélèvement direct dans la moelle osseuse (20% des cas). Réalisé sous anesthésie générale. Les cellules sont prélevées directement dans les os du bassin à l'aide d'une aiguille. Le donneur sort le lendemain de l’hôpital.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter www.dondemoelleosseuse.fr
Quels sont les critères de compatibilité ?
La compatibilité est déterminée par les marqueurs génétiques appelés HLA (antigènes leucocytaires humains, c’est à dire le profil génétique à chaque personne). Ces marqueurs doivent être aussi proches que possible entre le donneur et le receveur pour éviter les rejets.
Critères principaux :
- Être en bonne santé générale
- Avoir entre 18 et 35 ans pour s'inscrire comme donneur (en France, l'inscription est possible jusqu'à 35 ans, mais le don peut être effectué jusqu'à 60 ans)
- Être compatible génétiquement avec le receveur, ce qui est rare (1 chance sur 1 million en moyenne)
Comment se sent-on après un don de moelle osseuse ?
- Après un prélèvement de sang périphérique : La récupération est rapide, et la plupart des donneurs reprennent leurs activités normales dès le lendemain.
- Après un prélèvement dans la moelle osseuse : Une fatigue et des douleurs au niveau du bassin peuvent persister quelques jours. La moelle osseuse se régénère naturellement en quelques semaines.
Quels sont les risques d’un don de moelle osseuse ?
Le don de moelle osseuse est généralement sûr, mais comme tout acte médical, il comporte des risques mineurs.
La moelle osseuse est un tissu spongieux présent à l'intérieur des os, où sont produites les cellules sanguines. Le prélèvement se fait par le sang ou au niveau du bassin, sans intervenir sur la colonne vertébrale, et n’entraîne donc aucun risque de paralysie (3).
Pour le prélèvement de sang périphérique
- Effets secondaires temporaires liés au traitement stimulant (douleurs osseuses, fatigue, maux de tête)
- Rarement, des réactions au traitement ou des troubles de la coagulation
Pour le prélèvement sous anesthésie générale
- Douleurs au niveau du bassin après l’intervention (disparaissent en quelques jours).
- Risques liés à l’anesthésie (très faibles).
Comment s’inscrire pour donner sa moelle osseuse ?
Pour devenir donneur, voici les étapes :
- Inscription sur le registre des donneurs :
- En France, cela se fait via l’Agence de la biomédecine
- Un entretien médical et une prise de sang sont réalisés pour vérifier votre état de santé et déterminer vos marqueurs HLA
- Attente d’une compatibilité :
- Vous serez contacté uniquement si un patient compatible a besoin d’un don
Les soins de support
Soins de support, un accompagnement essentiel pendant et après un cancer.
Lorsqu’un cancer est diagnostiqué, les traitements médicaux (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, etc.) ne sont qu’une partie de la prise en charge. À côté d’eux, les soins oncologiques de support jouent un rôle tout aussi important. Ils regroupent l’ensemble des aides proposées pour mieux vivre la maladie, réduire les effets secondaires et préserver la qualité de vie. Ils sont proposés dès l’annonce du diagnostic et tout au long du parcours de soins (4).
À quoi servent les soins de support ?
Les soins de support répondent aux besoins physiques, psychologiques et sociaux que peut entraîner la maladie. Ils peuvent par exemple aider à gérer la fatigue, adapter son alimentation, soulager la douleur ou faire face au stress lié aux traitements. Leur objectif est simple : permettre à chaque personne de traverser cette période dans les meilleures conditions possibles. Ils complètent les traitements du cancer mais n’ont pas vocation à les remplacer (5).
A quoi servent les soins de support ?
En France, quatre grands types de soins de support sont systématiquement proposés lorsqu’un cancer est diagnostiqué. Ils incluent (5) :
- La prise en charge de la douleur
- L’accompagnement nutritionnel
- Le soutien psychologique
- L’aide sociale, familiale ou professionnelle
D’autres soins peuvent être ajoutés selon les besoins de chacun, par exemple la pratique d’une activité physique adaptée ou la préservation de la fertilité. Cet ensemble permet d’offrir un accompagnement complet, personnalisé et évolutif tout au long du parcours de soins.
Comment sont-ils proposés ?
Les besoins sont évalués dès le début du parcours lors d’un entretien avec l’équipe soignante. Des questionnaires simples peuvent être utilisés pour repérer les difficultés rencontrées et orienter vers les bons professionnels. Cette évaluation est renouvelée régulièrement, car les besoins évoluent au fil du temps. Selon les résultats, deux réponses sont possibles (5) :
- Une orientation vers les professionnels adaptés (nutrition, psychologie, douleur, activité physique, etc.)
- Des informations ou des conseils personnalisés pour accompagner au mieux la situation.
Ce fonctionnement permet d’offrir un soutien ajusté et évolutif à chaque étape de la maladie. Pour en savoir plus ou accéder directement aux questionnaires, vous pouvez consulter : Les soins de support dans les traitements des cancers
Où sont-ils proposés ?
Les soins de support peuvent être réalisés dans l’établissement où vous êtes suivi, en ville (chez des professionnels libéraux) ou dans des structures associatives spécialisées. Selon les régions, des dispositifs d’appui existent pour faciliter la coordination entre les différents intervenants et éviter les ruptures de parcours (5).
Un soutien pour vous et vos proches
Les soins de support concernent aussi l’entourage : un accompagnement psychologique pour les aidants peut être proposé, tout comme une aide sociale pour organiser le quotidien. Certaines situations, notamment les cancers avancés, peuvent nécessiter l’intervention précoce d’une équipe de soins palliatifs, dont l’objectif est d’améliorer le confort et la qualité de vie (4)
Les soins palliatifs, qu’est-ce que c’est ?
Les soins palliatifs offrent un accompagnement aux personnes touchées par une maladie grave lorsque la guérison n’est pas possible. Leur objectif n’est pas de traiter la cause de la maladie, mais de soulager les symptômes et de préserver la meilleure qualité de vie possible, qu’il s’agisse du confort physique, du bien-être psychologique ou du soutien social (4).
Prise en charge de la douleur
La loi française reconnaît d’ailleurs le soulagement de la douleur comme un droit fondamental de toute personne.
La douleur est une expérience fréquente au cours d’un cancer. Elle peut être liée à la maladie elle-même, aux traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) ou encore à certains gestes de soins. Quelle qu’en soit l’origine, soulager la douleur fait partie intégrante du traitement et contribue directement à la qualité de vie (6).
Comprendre la douleur
La douleur n’est pas la même pour tout le monde : elle peut être brève ou persistante, légère ou intense, physique ou influencée par le stress et les émotions. Certaines sont liées à une atteinte d’un tissu ou d’un organe (appelées douleurs « nociceptives »), douleurs proviennent d’une inflammation ou une irritation, tandis que d’autres sont liées à une atteinte du système nerveux, comme lors d’une compression d’un nerf par la tumeur (appelées douleurs « neuropathiques ») (7).
Parler de sa douleur est essentiel : aucun examen ne peut la mesurer, seuls les patients peuvent décrire ce qu’ils ressentent. Cela permet à l’équipe soignante d’adapter les traitements au fil du temps (6).
Quels traitements pour soulager la douleur ?
Les professionnels disposent de plusieurs approches complémentaires pour agir efficacement comme (7).
Les médicaments antalgiques
Ils diminuent la douleur en empêchant le message douloureux d’arriver au cerveau. Selon l’intensité de la douleur, ils peuvent aller du paracétamol aux médicaments opioïdes, prescrits pour les douleurs plus fortes. Les douleurs neuropathiques peuvent nécessiter d’autres médicaments comme certains antidépresseurs ou antiépileptiques.
Pour une utilisation sécurisée, il est important de respecter les doses, de ne pas réutiliser un ancien traitement sans avis médical et de signaler tout effet indésirable.
Les médicaments anxiolytiques ou anti-dépresseurs
La douleur peut aussi être morale et elle participe à majorer la douleur physique. Des traitements anxiolytiques ou anti-dépresseurs peuvent compléter le traitement antalgique global pour traiter l’ensemble des composantes de la douleur.
Les traitements anticancéreux
En réduisant la taille de la tumeur, certains traitements comme la radiothérapie ou la chimiothérapie peuvent diminuer la douleur lorsqu’elle est liée à la maladie.
Les approches non médicamenteuses
En complément, des méthodes comme la kinésithérapie, la relaxation, l’hypnose ou la sophrologie peuvent aider à réduire la douleur et l’anxiété. Elles améliorent souvent le confort global et le bien-être.
Quand consulter en urgence ?
Certaines douleurs nécessitent une prise en charge médicale rapide. La douleur est un signal d’alerte : lorsqu’elle s’intensifie brutalement, qu’elle empêche de bouger ou de respirer normalement, il est important de ne pas attendre. Vous devez contacter en urgence un professionnel de santé si (6–8):
- Une douleur apparaît soudainement et devient très intense
- Une douleur connue change de nature, une douleur nouvelle ou inhabituelle
- Vous ressentez une douleur qui s’accompagne d’autres signes comme, la fièvre, des difficultés à respirer …
- Une doleur avec sensation de brûlure, de décharge électrique ou une perte de sensibilité…
Si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à contacter votre équipe soignante, votre médecin traitant ou à appeler le 15. Une évaluation rapide permet de mettre en place les mesures nécessaires et d’assurer votre sécurité.
La télésurveillance avec Cureety
Au sein de nos établissements, nous utilisons la solution Cureety, un dispositif médical numérique évalué par la Haute Autorité de santé.
Cette application propose au patient un questionnaire adapté à son traitement et analyse les réponses grâce à un algorithme médical. Selon les symptômes signalés, un code couleur est généré (vert, jaune, orange ou rouge) et une alerte est envoyée à l’équipe si nécessaire. Le patient reçoit également des conseils adaptés à sa situation (11).
Quels bénéfices pour les patients ?
La télésurveillance favorise une prise en charge plus précoce, limite certains passages aux urgences et aide les patients à rester acteurs de leur santé. Elle assure aussi un lien continu avec l’équipe médicale, même à distance (10,11)
Sources :
CDC. Cancer Survivors. 2024. Cancer Treatments : https://www.cdc.gov/cancer-survivors/patients/treatments.html
NCI. Treatment for Cancer. 2015 : https://www.cancer.gov/about-cancer/treatment
EFS. Etablissement francais du sang. 2021. Don de moelle osseuse : un précieux sésame pour lutter contre les maladies du sang : https://dondesang.efs.sante.fr/articles/don-de-moelle-osseuse
INCa. Les soins de support. 2024 : https://www.cancer.fr/personnes-malades/parcours-de-soins/soins-de-support/les-soins-de-support
INCa. Référentiel organisationnel national Soins oncologiques de support des patients adultes atteints de cancer. 2024 : https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/parcours-de-soins-des-patients/soins-de-support
DGOS. Ministère de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. 2024. La douleur : de quoi parle-t-on ? https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/douleur/article/la-douleur-de-quoi-parle-t-on
ANSM. ANSM. 2024. Dossier thématique - Traitement de la douleur : https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/traitement-de-la-douleur
SFETD. La douleur en questions. 2004 : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/la_douleur_en_questions.pdf
HAS. Haute Autorité de Santé. 2022. Télésurveillance médicale : référentiels des fonctions et organisations des soins : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3311071/fr/telesurveillance-medicale-referentiels-des-fonctions-et-organisations-des-soins
Franzoi MA, Ferreira AR, Lemaire A, Rodriguez J, Grosjean J, Ribeiro JM, et al. Implementation of a remote symptom monitoring pathway in oncology care: analysis of real-world experience across 33 cancer centres in France and Belgium. Lancet Reg Health – Eur. 1 sept 2024;44 : https://www.thelancet.com/journals/lanepe/article/PIIS2666-7762(24)00172-8/fulltext
HAS. Haute Autorité de Santé. 2023. Cureety Techcare : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3455755/fr/cureety-techcare
NB : l’objectif de ce contenu est de vous donner certaines réponses d’ordre général, mais il ne peut en aucun cas remplacer les informations personnalisées que votre praticien pourra vous délivrer lors d’une consultation.