Cancer du sang à Cesson-Sévigné
Comprendre les cancers du sang
Ces pathologies touchent les cellules sanguines dans leur processus de formation, principalement au niveau de la moelle osseuse (la moelle osseuse est un tissu spongieux présent à l'intérieur des os, où sont produites les cellules sanguines). Contrairement aux tumeurs solides, les cancers du sang se développent à partir de cellules qui circulent dans tout l'organisme, nécessitant une approche thérapeutique spécialisée.
Système lymphatique
Le système lymphatique fait partie du système immunitaire et comprend des tissus et organes qui protègent l’organisme contre les infections et les maladies, tels que les amygdales, les végétations, le thymus, la rate, la moelle osseuse, les vaisseaux et les ganglions lymphatiques(1).
Quelles sont les causes/facteurs de risque du cancer du sang ?
De nombreux facteurs de risque contribuent au développement de différents types de cancers du sang :
- Facteurs génétiques : certaines anomalies chromosomiques prédisposent aux cancers du sang, comme le syndrome de Down (trisomie 21) qui augmente le risque de leucémie aiguë. De plus, les antécédents familiaux de cancers hématologiques constituent un facteur de risque modéré.
- Âge et sexe : le risque de cancer du sang augmente avec l’âge. Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes, surtout dans le cas du myélome multiple(2), D’un autre côté, la leucémie aiguë touche le plus souvent les adultes de plus de 55 ans, mais elle demeure également le cancer le plus fréquent chez les enfants de moins de 15 ans(3)
- Expositions environnementales : les radiations ionisantes représentent un facteur de risque établi, particulièrement pour les leucémies.
Le tabagisme, un indice de masse corporelle élevé, l’exposition au benzène et au formaldéhyde sont considérés comme des facteurs de risque possibles de leucémie et l’exposition professionnelle à des pesticides pour les lymphomes(4). - Facteurs infectieux : les virus d’Epstein-Barr, des hépatites B, C et du VIH peuvent être liés à certains types de lymphomes, surtout chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli (transplantations d’organe, maladies auto-immunes), le virus HTLV-1 peut provoquer une forme rare de leucémie chez l’adulte dans certaines régions du monde, et l’infection par la bactérie Helicobacter pylori peut favoriser l’apparition d’un lymphome de l’estomac appelé MALT.
Manifestations communes aux cancers hématologiques (8–10) :
- Les cancers du sang partagent certains symptômes liés à l'atteinte de la production sanguine normale. Une fatigue persistante et inexpliquée, constitue souvent le premier signe d'alerte, cette résulte de l'anémie causée par la diminution des globules rouges.
- Les infections récurrentes ou inhabituellement sévères signalent un dysfonctionnement du système immunitaire. La diminution des globules blancs fonctionnels compromet les défenses naturelles de l'organisme.
- Les saignements spontanés ou prolongés, bleus facilement provoquées, témoignent d'une diminution du taux de plaquettes responsables de la coagulation sanguine.
- L’apparition de ganglions lymphatiques enflés (petite boule sous la peau), généralement sans douleur, que l’on peut sentir au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine. Une fièvre prolongée, peuvent aussi se manifester dans le cas de certains cancers hématologiques.
Il faut garder en tête que ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent être liés à d’autres maladies plus courantes.
Comment est diagnostiqué le cancer du sang ?
Le diagnostic d’un cancer du sang repose sur une approche séquencée combinant analyses biologiques, examen clinique spécialisé et imagerie avancée. Les premiers signaux sont souvent détectés lors d’un hémogramme ou d’un frottis sanguin, qui mettent en évidence des anomalies cellulaires. L’hématologue confirme ensuite l’orientation clinique grâce à une ponction de la moelle osseuse et lorsque nécessaire, par l’étude d’un ganglion (biopsie). Les examens d’imagerie, tels que le scanner, l’IRM ou le TEP-scan, complètent ce parcours en précisant l’étendue de la maladie. L’ensemble permet d’obtenir un diagnostic robuste et d’orienter rapidement la stratégie thérapeutique.