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Chirurgie Gynécologique - ENDO - ILLUSTRATION 1

Endométriose & Adénomyose

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique.

Qu’est-ce que l'endométriose & l'adénomyose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique, hormonodépendante, caractérisée par la présence de tissu semblable à l’endomètre (muqueuse utérine) en dehors de la cavité utérine, qui provoque inflammation, douleurs, adhérences, et peut altérer la fertilité.

L’adénomyose, souvent appelée « endométriose interne », est une forme spécifique où ces tissus de l’endomètre s’implantent dans le myomètre, la couche musculaire de l’utérus, provoquant une hypertrophie de l’utérus et des symptômes proches mais parfois différents de l’endométriose classique. 

Cette pathologie peut toucher les femmes en âge de procréer, mais ses effets se manifestent aussi autour de la périménopause. Elle peut rester asymptomatique ou bien entraîner des troubles significatifs selon la localisation, l’étendue des lésions, et le projet de grossesse. 

Symptômes

Les symptômes de l’endométriose et de l’adénomyose sont variés, souvent chroniques, et peuvent fluctuer dans le temps. Parmi les plus fréquents :

    Douleurs pelviennes chroniques, plus marquées pendant les règles (dysménorrhée) Douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie) Saignements menstruels abondants, longs, irréguliers (ménorragies) Saignements en dehors des règles (métrorragies) Sensation de lourdeur ou gêne pelvienne continue, ballonnements abdominaux, tensions de l’utérus (dans l’adénomyose) Troubles digestifs ou urinaires selon les zones concernées (ex : douleurs à la défécation, envie fréquente d’uriner) Fatigue, baisse de la qualité de vie liée aux douleurs récurrentes et aux troubles associés Impact possible sur la fertilité : difficulté à concevoir, fausses couches selon l’étendue des lésions

Diagnostic

Le diagnostic combine plusieurs étapes, cliniques et d’imagerie, afin de confirmer la pathologie, estimer son extension, et guider le traitement :

  • Entretien médical (antécédents, nature, durée et rythme des douleurs, désir de grossesse) + examen gynécologique pelvien
  • Échographie pelvienne, en voie transabdominale ou endovaginale, pour visualiser les lésions, l’utérus, les ovaires, rechercher adénomyose, kystes ou endométriomes
  • IRM pelvienne : particulièrement utile dans les formes complexes (endométriose profonde, extension aux organes adjacents) ou pour différencier adénomyose et autres pathologies utérines.
  • Parfois hystéroscopie ou laparoscopie exploratoire selon les cas, notamment si des lésions sont visibles et un acte chirurgical envisagé.
  • Bilans complémentaires : bilan sanguin (recherche d’anémie si saignements abondants), évaluation de la réserve ovarienne si besoin, et bilan de fertilité si désir de grossesse.
     

Évolution & complications possibles

  • L’endométriose est une maladie chronique, qui peut évoluer avec les cycles, mais dont certaines formes peuvent rester stables pendant longtemps.
  • À la ménopause, les symptômes tendent souvent à s’atténuer, mais ce n’est pas toujours le cas selon les traitements hormonaux ou la masse des lésions.
  • Complications possibles : infertilité, adhérences pelviennes, kystes ovariens (endométriomes), perturbations intestinales ou urinaires selon les localisations, saignements chroniques menant à de l’anémie, douleur chronique persistante.

Traitements proposés

Le choix du traitement dépendra de la gravité des symptômes, de l’extension des lésions, de la localisation, de l’âge de la patiente et du désir éventuel de grossesse.

Options médicales

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour soulager la douleur aiguë ou les crises douloureuses.
  • Contraceptifs hormonaux (pilules œstroprogestatives, pilules progestatives seules) pour réguler les cycles et diminuer les saignements.
  • Dispositif intra-utérin au lévonorgestrel (DIU hormonal) pour limiter les ménorragies, particulièrement dans les adénomyoses.
  • Analogues de la GnRH ou agonistes pour des périodes courtes, afin de réduire l’activité hormonale des lésions, en préparant parfois à une chirurgie ou en cas de symptômes sévères.
     

Options chirurgicales / interventionnelles

  • Chirurgie conservatrice de l’endométriose : ablation des lésions par laparoscopie, désadhésiolyses, chirurgie de l’endométriome, selon la localisation et le cas.
  • Chirurgie de l’adénomyose : exérèse focale ou myomectomie/adenomyomectomie si possible, selon la localisation et la gravité, maintien de l’utérus si désir de grossesse.
  • Hystérectomie (avec ou sans conservation des ovaires) dans les formes sévères, ou lorsque le désir de grossesse n’existe plus, pour contrôler les saignements et la douleur persistante.
  • Techniques alternatives ou adjuvantes : embolisation des artères utérines (dans certains cas, selon disponibilité), traitements locaux, voire approches moins invasives selon les équipes.

FAQ & éléments utiles