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Chirurgie Gynécologique - ILLUSTRATION V2

Malformations génitales congénitales

Les malformations génitales congénitales désignent des anomalies anatomiques présentes à la naissance affectant l’appareil génital féminin.

Qu'est ce que sont les malformations génitales congénitales

Les malformations génitales congénitales désignent des anomalies anatomiques présentes à la naissance affectant l’appareil génital féminin — utérus, col, vagin, cloisons, ou absence partielle ou totale d’organes — résultant d’un développement embryonnaire perturbé des canaux de Müller.

Ces malformations peuvent être découvertes tôt (puberté, aménorrhée, douleurs) ou plus tard, lors d’un bilan de fertilité, de fausses couches à répétition ou de complications obstétricales. Certaines malformations sont asymptomatiques et passent inaperçues pendant longtemps.

On distingue plusieurs types selon leur nature et leur gravité : anomalies de l’officiel développement (aplasie), anomalies de fusion des canaux (utérus bicorne, utérus didelphe), anomalies de résorption (utérus cloisonné), hypoplasie, ou anomalies vaginales associées. 

Symptômes

Selon le type et la gravité de la malformation, les signes peuvent varier :

    Absence ou retard des règles (aménorrhée primaire) ou d’émission menstruelle si le vagin est absent ou imperforé. Douleurs pelviennes, surtout pendant les règles, ou dysménorrhées, en cas de cloison vaginale ou utérine. Infections vaginales ou rétentions sanguines si l’écoulement menstruel est gêné par une cloison ou une agénésie. Troubles de la fertilité, y compris fausses couches répétées, infertilité, accouchements prématurés ou complications obstétricales. Problèmes anatomiques visibles ou détectables à l’examen clinique ou par imagerie (forme de l’utérus, cloison, absence de parties génitales).

Diagnostic

Pour identifier et caractériser une malformation génitale, les examens suivants sont utilisés :

  • Examen clinique gynécologique, recherche de signes externes ou vaginaux.
  • Imagerie pelvienne : échographie endovaginale ou pelvienne, idéalement en 3D pour mieux visualiser la topographie utérine et des cloisons.
  • Hystérosonographie (injection de sérum physiologique dans l’utérus) pour mieux voir la cavité utérine et détecter les cloisonnements.
  • IRM pelvienne : quand l’imagerie standard est insuffisante, ou pour les malformations complexes.
  • Bilan de fertilité (si désir de grossesse) : évaluation de la perméabilité tubaire, état utérin, état hormonale si nécessaire.
     

Évolution & complications possibles

Certaines malformations n’engendrent pas de symptômes ou peu, et restent stables.

  • D’autres peuvent entraîner des complications à long terme :
    • Fausses couches à répétition, infertilité, difficultés d’implantation embryonnaire.
    • Grossesses à risque : gestations plus courtes (prématurité), position fœtale anormale, complications à l’accouchement.
    • Retentissement anatomique ou fonctionnel : douleurs, gêne menstruelle, infections, troubles des rapports sexuels.
  • Possibilité d’anomalies associées, notamment du système urinaire, en raison du développement embryologique lié entre les voies génitales et urinaires. 

Traitements proposés

Le traitement dépend de la nature de la malformation, de sa gravité, de l’âge de la patiente et de son projet de grossesse.

Traitements chirurgicaux

  • Résection de cloison utérine (utérus cloisonné) par hystéroscopie ou chirurgie mini-invasive pour restaurer une cavité utérine fonctionnelle.
  • Correction des anomalies de fusion (par exemple, utérus bicorne) selon les cas.
  • Gestion de l’agénésie utéro-vaginale (ex : syndrome MRKH) : création d’un néo-vagin, traitement reconstructif, accompagnement psychologique.
  • Reconstruction anatomique vaginale ou colique selon l’anomalie.

Approches non chirurgicales

  • Surveillance quand le malformation est mineure, asymptomatique et sans désir de grossesse immédiat.
  • Conseils et suivi en fertilité et obstétrique selon le cas.

FAQ & éléments utiles