Rhinites non allergiques
Comprendre les différentes formes et leurs traitements
Les rhinites non allergiques regroupent plusieurs types de rhinites qui ressemblent aux symptômes allergiques, mais sans cause allergique identifiée. Elles peuvent provoquer une gêne importante au quotidien et nécessitent une prise en charge adaptée.
1. Rinite inflammatoire à éosinophiles (NARES)
La NARES est une hyperréactivité nasale.
Les symptômes sont proches de ceux d’une rhinite allergique :
obstruction nasale,
éternuements,
hypersécrétion (écoulement nasal),
diminution ou perte de l’odorat (hyposmie ou anosmie).
Caractéristiques :
le bilan allergique est négatif,
le traitement repose sur les corticoïdes locaux.
Rôle de la chirurgie :
Lorsque des anomalies anatomiques sont présentes, la chirurgie (septoplastie, turbinoplastie par radiofréquence ou laser) peut :
améliorer la ventilation nasale,
faciliter la pénétration des gouttes nasales,
rendre le traitement médicamenteux plus efficace.
2. Rhinites non inflammatoires
Rhinite vasomotrice
Symptômes : obstruction nasale à bascule, écoulement antérieur ou postérieur, pesanteur faciale.
Les symptômes s’aggravent souvent en position allongée ou lors des changements de température.
Le bilan allergique est négatif.
Traitement : corticoïdes locaux ou chirurgie (turbinoplastie ou septoplastie si cloison déviée).
Rhinite médicamenteuse
Certains médicaments peuvent provoquer une rhinite :
antihypertenseurs,
aspirine,
décongestionnants nasaux utilisés de façon excessive.
Rhinite hormonale
Survient notamment chez la femme enceinte en raison de modifications hormonales.
Rhinite atrophique
Aussi appelée ozène, peut être :
primitive,
secondaire à une turbinectomie excessive ou à une radiothérapie externe.
Symptômes : croûtes nasales malodorantes.
Traitement : lavages de nez réguliers et cures thermales.
En résumé
Les rhinites non allergiques regroupent plusieurs formes avec des causes variées : inflammatoire, vasomotrice, médicamenteuse, hormonale ou atrophique.
Le bilan allergique est toujours négatif, et le traitement dépend de la forme :
corticoïdes locaux,
chirurgie en cas d’anomalie anatomique,
mesures spécifiques selon le type (arrêt ou ajustement de médicaments, lavages nasaux, cures thermales).
Une prise en charge adaptée permet de réduire les symptômes et d’améliorer le confort au quotidien.