Le nez et les sinus
Description
Le nez est constitué d’une armature ostéocartilagineuse, une partie est visible, l’autre est endonasale.
La partie externe est en appui sur les os maxillaires supérieurs et est constituée :
1 = os propres du nez
2= cartilage triangulaire
3= crus latéraux ou cartilage de la pointe du nez
Les fosses nasales sont séparées par la cloison nasale qui est cartilagineuse en avant puis devient osseuse en arrière (c’est souvent au niveau de l’emboitement entre cartilage et os que les déviations se retrouvent). L’anatomie de la pointe du nez est assez complexe et constitus cartilages les uns avec les autres.
De part et d’autre de la cloison on retrouve les cornets et les sinus :
- Les cornets sont des replis en forme d e vaguelettes recouverts de muqueuses qui jouent un rôle de filtre, d’humidificateur et permettent de réchauffer l’air que l’on respire.
- Entre les cornets, les méats qui sont les « portes d’entrée » des sinus ; les sinus sont des poches d’air tout autour du nez qui sont ouverts sur la région endonasale par de petits méats .
La chirurgie du nez et des sinus
La chirurgie du nez et des sinus concerne des patients qui ont une demande :
Fonctionnelle :
Un nez bouché post traumatique ou non, suffisamment invalidant ou à l’origine de rhinites ou sinusites à répétition.
Des sinusites à répétition
Esthétique :
- soit après fracture du nez
- soit à cause d’un nez qu’ils jugent inesthétiques
- soit séquelles de malformations
Fonctionnelle et esthétique à la fois
Ces chirurgies portent des noms différents selon le geste :
Physiologie du nez et des sinus
La muqueuse endonasale est une muqueuse de type respiratoire dont le but est d’humidifier l’air, de le réchauffer et de prendre en charge le maximum d’aéroportés (bactéries, virus, poussières…) pour limiter leur diffusion vers les bronches, les sinus ou les oreilles moyennes.
Le nez est une énorme « usine aéromotrice » qui gère les 12000 à 17000 litres d’air que nous respirons par jour.
C’est un système complexe constitué :
- des replis anatomiques (cornets et méats des sinus que nous avons déjà vu) qui sont importants car ils régulent le flux aérien, le divisent pour mieux le gérer.
- d’une importante innervation sensitive constituée des fibres olfactives et trigéminales qui permettent de détecter les éléments aéroportés potentiellement dangereux
- de la muqueuse qui est constituée :
- du tapis muco-ciliaire :
- un film de quelques microns d’épaisseur, le mucus (M) sécrèté par les cellules à mucus, et qui recouvre l’épithélium (E) ; ce mucus fonctionne comme un gel visco-élastique.
- des cellules ciliées (C) en dessous qui battent de manière régulière pour évacuer les aéroportés pris en charge et les amènent vers le pharynx ou il sont éliminés (cela constitue une partie des sécrétions pharyngées que l’on avale).
- du tapis muco-ciliaire :
- des organes de l’immunité : les immunoglobulines, sécrétées dans le mucus ou présentes dans les organes de l’immunité (végétations adénoïdes dans la petite enfance, relayés par les amygdales palatines plus tard), fonctionnent comme de petits soldats qui empêchent ou limitent la multiplication des bactéries et virus dans l’organisme.
- L’importante vascularisation de la muqueuse nasale va également favoriser la défense et sa rapidité d’action.